Commission Femmes et Migration

Dans le monde, 49 % des migrants sont des migrantes, en Europe 52,4% et en France elles sont 53 %. Qu’il s’agisse des migrations sud-nord ou sud-sud, elles sont toujours près ou plus de la moi/é des personnes qui se déplacent pour des raisons diverses. Déjà en 1946, 42 % des immigré.es en France étaient des femmes. Et pourtant, elles sont bien plus invisibles et invisibilisées que les hommes migrants. *

Étrange, non? Le saviez-vous ?

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femmesMigration

Pinar Selek : « Un jour, la Turquie sortira de ce système autoritaire »

Née à Istanbul en 1971, Pinar Selek est sociologue, féministe et antimilitariste. Elle a 9 ans quand son père, défenseur des droits de l’homme, est arrêté par les autorités turques lors du coup d’Etat militaire de 1980. Elle suit des études de sociologie à Istanbul et s’intéresse aux minorités. Elle a 27 ans quand la police la torture pour la forcer à dénoncer les personnes appartenant aux minorités avec lesquelles elle a travaillé. Elle est alors faussement accusée de l’attentat du 9 juillet 1998 du marché aux épices d’Istanbul, puis emprisonnée. Libérée en 2000, elle s’installe en 2008 en France. Elle est enseignante en science politique à l’université de Sophia-Antipolis.

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http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/21/pinar-selek-un-jour-la-turquie-sortira-de-ce-systeme-autoritaire_4972525_3214.html

Intersectionnalité: quelques explications de vocabulaire…

Le numéro 9 de la revue de « récits, analyses et critiques » TIMULT paru en mars 2016 en France aborde la question du privilège blanc, et les questions de l’antiracisme. Suite à un débat houleux qui eut lieu en Allemagne à l’occasion du No Border camp de 2012 à Cologne. A travers différents textes, la revue explore les désaccords et tente d’esquisser des pistes pour les luttes antiracistes. Un glossaire a été réalisé à cette occasion par les traductrices, histoire d’être plus précis dans la complexité et subtilité des différents concepts. Nous vous le proposons tel quel, comme une introduction à quelques notions liées à l’intersectionnalité.

GLOSSAIRE

On a cherché à définir quelques mots/expressions parce qu’ils sont propres au contexte politique germanophone et/ou parce qu’ils nous semblaient importants politiquement. Définir des termes simplement, c’est un exercice difficile.

Les termes compliqués existent souvent parce qu’ils sont nécessaires pour décrire des idées, des mouvements, des cadres de pensée complexes. Personne n’est obligé de les apprendre ou de les comprendre pour échanger dans le quotidien. Il s’agit de décider si l’on a envie ou pas de faire cet apprentissage, comme quand on décide d’apprendre comment marche une pompe à injection ou d’amener sa voiture au garage. Les termes politiques et scientifiques ont plusieurs sens ; ils ont les sens communs, mais aussi les sens qui sont en concurrence, en compétition selon les courants théoriques ou politiques… Puis, les mots sont en mouvement, ils ont des sens variés et se transforment selon les contextes, les bouches qui les articulent et les oreilles qui les entendent/écoutent

Du coup, loin de simplifier, ce glossaire veut aider en partageant quelques bases, poser des questions aussi, et donner des pistes pour aller chercher plus loin… dans une envie de transformations sociales et d’autres partages des savoirs/pouvoirs.

LES TRADUCTRICES

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SALAM: Les féminismes pluriels, un antidote à l’islamophobie et au racisme

Par Sonia Dayan-Herzbrun

L’époque n’est plus où l’on pouvait parler d’un mouvement féministe au singulier. Tel qu’il était né en Europe, à la fin du dix-huitième siècle, quand des écrivaines comme Mary Wollstonecraft ont commencé à engager la lutte pour les droits des femmes, ce mouvement était lié à l’affirmation de l’idée démocratique et à l’émergence de ce que l’anthropologue Louis Dumont avait appelé l’homo aequalis.

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http://quebec.huffingtonpost.ca/sonia-dayan-herzbrun/feminismes-pluriels_b_9932398.html

Extension mondiale du féminisme

par Sonia Dayan-Herzbrun , Le Monde Diplomatique, 2008

Se développant dans différents pays du monde occidental à partir de la fin des années 1960, le mouvement des femmes a fait l’objet d’une reconnaissance internationale dès 1975, proclamée « année de la femme » par l’Organisation des Nations unies (ONU) qui organise, à Mexico, la première conférence pour les femmes. Le mouvement s’est ainsi étendu, organisé, mondialisé. La perspective de la fin de la guerre froide a permis de considérer que la troisième de ces conférences, celle de Nairobi, en 1985, marquait la naissance du féminisme mondial. Dix ans après (1995), la conférence de Pékin représente un nouveau tournant.

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https://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/DAYAN/16520

Les dessous de la croissance

Développement durable, éco-efficience, croissance verte, green new deal, etc., – la novlangue regorge d’oxymores anxiolytiques. L’un des derniers en date, la « dématérialisation de la croissance », laisse même entendre que l’économie mondiale peut croître plus vite en consommant moins de matières. Multiplier les pains (et les poissons) ex nihilo est un rêve occidental vieux comme la Bible, et l’enthousiasme généré par les gadgets comme l’imprimante 3D, dont on attend qu’ils fabriquent tout ou presque à partir de presque rien, montre qu’il n’a rien perdu de sa force. Les organisations internationales qui promeuvent l’objectif de dématérialisation assurent d’ailleurs qu’au cours du siècle dernier l’humanité a déjà fait une bonne partie du chemin1. Il est facile de se laisser convaincre. Après une première « révolution » Internet au tournant des années 2000, voilà qu’aujourd’hui le tout-numérique, le tout-mobile, le tout-sans-fil nous donnent effectivement l’illusion de flotter dans l’éther. Pourtant, il n’en est rien : le constat est erroné et la promesse mensongère. L’amélioration de l’efficacité matérielle et énergétique (économies de matières et d’énergie par unité de production effectivement constatées au cours du siècle dernier) n’a pas fait baisser la consommation globale. Sur la période de 1900 à 2005, alors que la population a quadruplé, l’extraction des matériaux de construction a été multipliée par 34, celle de minerais métalliques et industriels par 27, celle des combustibles fossiles par 12 et celle de la biomasse – « ressource » la plus directement utilisée pour couvrir les besoins de base, notamment alimentaires – par 3,6 « seulement »2. Entre « effet rebond » et exploitation de ressources nouvelles (pétrole, uranium, divers « petits métaux »,…) qui s’additionnent à celles qu’on extrayait déjà auparavant (charbon, métaux industriels traditionnels, ressources agricoles…), le seul changement structurel observable au niveau mondial a été le passage d’une « économie organique », essentiellement basée sur la consommation de la biomasse, à une « économie minérale », de plus en plus dépendante des minerais et des hydrocarbures3. Continuer la lecture de Les dessous de la croissance

Krieg. Macht. Flucht. Aufruf zum war starts here camp 2016

  1. bis 31. Juli 2016

am Gefechts-Übungs-Zentrum Altmark (GÜZ)
in 39 638 Potzehne

antimilitaristisch campen und handeln am GÜZ

Hunderttausende Menschen suchen Zuflucht in Europa vor Armut und Elend, vor Krieg und Folter. Niemand mehr kann hier die Augen verschließen vor den katastrophalen Folgen einer kapitalistischen Weltwirtschaft. Wir sind Teil davon. Anschläge auch in den hochentwickelten Industriestaaten machen deutlich: Die Schrecken, die der mächtige Norden in alle Welt exportiert, kehren jetzt – auch für uns spürbar – zu uns zurück. Die mühsam aufrecht erhaltene Fassade einer heilen Welt beginnt zu bröckeln.

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